Immigration clandestine : le REALIC lance ses activités à Daloa

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Le REALIC et les acteurs du Haut-Sassandra s’engagent contre l’immigration clandestine

Comme indiqué dans son plan d’action pour l’année 2017, le REALIC a effectivement procédé au lancement de ses activités de lutte contre l’immigration clandestine ce 14 juillet à Daloa. Dans cette ville du centre-ouest du pays, réputée être une zone de départ, l’ONG a sensibilisé les différents acteurs sur les dangers de ce fléau.

La Côte d’Ivoire a été identifiée dans plusieurs rapports internationaux comme étant le pays d’Afrique de l’ouest qui compte le plus grand nombre de ressortissants dans les camps de migrants en Libye et outre-méditerranée. Que cette information et les chiffres qui l’accompagne soient fondés ou non, il y a au moins une vérité indiscutable qui s’impose à chaque ivoirien : l’immigration clandestine est une réalité en Côte d’Ivoire. C’est donc pour lutter contre ce problème à la base que le REALIC a vu le jour. Le Réseau Ouest Africain de Lutte contre l’Immigration Clandestine en Côte d’Ivoire se donne pour mission de dissuader les jeunes de partir par des voies non officielles.

Et comme tout un symbole, c’est à la préfecture de Daloa ce vendredi 14 juillet 2017 que l’ONG a décidé de sonner la mobilisation pour une plus grande implication des leaders dans la lutte contre l’immigration clandestine. Dans la cité des antilopes, le combat du REALIC se justifie pleinement car la ville est frappée de plein fouet par l’immigration clandestine. D’ailleurs, à l’ouverture de la cérémonie marquant le lancement des activités du REALIC, le Préfet de région du Haut Sassandra, Bako Digbeu Aanatole, est revenu sur les dangers ce fléau qui touche principalement les jeunes.

« L’immigration est aujourd’hui une tare dans notre société. Et notre localité étant présentée comme l’un des points de recrutement et de départ des immigrants, il est impérieux pour nous de sensibiliser nos proches afin qu’ils évitent la voie de la facilité et de l’aventure illégale vers l’extérieur » a plaidé le préfet de région.

Il a aussi souligné la nécessité pour tous les acteurs de s’approprier la lutte contre l’immigration clandestine non sans prendre le soin de rappeler aux jeunes et aux potentiels candidats au départ « que le bien-être et le bonheur peuvent s’acquérir sur place en Côte d’Ivoire ». Il ne sert donc à rien de prendre des risques inutiles sur les routes incertaines vers l’Europe.

Le problème de l’immigration clandestine se pose avec acquitté en Côte d’Ivoire et il est capital d’y faire face par le canal de la sensibilisation. Voici pourquoi Florentine Djiro, la présidente du REALIC, a rappelé que « l’importance de la question requiert que chaque responsable se constitue en ambassadeur de la lutte ». Comme pour joindre l’acte à cet appel du REALIC, plusieurs autorités administratives et politiques ainsi que des leaders coutumiers, religieux et communautaires de la région du Haut-Sassandra se sont engagés à œuvrer de façon concrète pour freiner l’immigration clandestine. L’engagement des acteurs s’est aussi matérialisé par la création d’une plate-forme. Installée par le représentant de l’ambassadeur de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), celle-ci regroupe les organisations engagées dans la lutte contre l’immigration clandestine.

Notons que les chiffres consolidés par des structures en charge des migrations indiquent qu’entre Janvier et Juillet 2017, 1073 immigrants ivoiriens naufragés dont des mineurs et plusieurs femmes en été enregistrés. Loin d’être une fatalité, ces chiffres sont un appel à la mobilisation d’où l’engagement du REALIC fasse à ce fléau.

SUY Kahofi

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